Interview exclusive de Remy Chanson, ex- Millenium et CEO ArmaTeam


le 03/01/2017

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Remy Chanson, ex directeur esports de Millenum/Webedia, a quitté Webedia avec la quasi-totalité de la Millenium TV qui reposait beaucoup sur HearthStone. Après l’interview de Quentin Noël de TopAchat, c’est à son tour de répondre à nos questions sur son nouveau défi et structure : ArmaTeam.

Pourquoi reformer ArmaTeam ?

Lorsque je suis parti de Millenium, deux choix m’étaient proposés, soit je rejoignais une structure existante, soit je choisissais de recréer une structure à partir de mon expérience tirée de Millenium durant toutes ces dernières années. J’ai pris trois jours pour réfléchir et je me suis rendu compte que je souhaitais faire ce en quoi je croyais : une structure intégrée avec un club esport, une web TV associée et l’organisation de tournois ou d’évènements liés à l’esports.

De la part de qui as-tu reçu des offres ?

Je ne peux évidemment rien dévoiler. Mais je peux dire que ce qu’on m’a proposé laissait de côté l’aspect esportif qui me tient à cœur. C’était trop centré sur la TV et l’évènementiel.

Pourquoi choisir ArmaTeam et pas un nouveau nom ?

L’idée m’est apparue tout de suite séduisante. J’en ai parlé aux deux co-fondateurs qui m’ont dit de foncer… J’ai racheté la marque à l INPI et le nom de domaine. Je précise qu’il n’y a pas eu de transaction financière.

L’ancien ArmaTeam était une association. Qu’en est-il du nouveau ArmaTeam ?

Nous sommes sur la création d’une SAS en janvier avec plusieurs actionnaires dont Bestmarmotte, Torlk et moi. Quelques actionnaires minoritaires viennent compléter le tour de table en apportant certes un peu de cash mais surtout des compétences liées à l’esports.

 

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Tu ne cherches donc pas à lever des fonds pour disposer de moyens importants dès à présent ?

J’aurais pu très facilement lever 500 000 euros auprès de business angels qui se sont montrés intéressés par notre structure. Mais en partant sur HeartStone, nous n’avons pas besoin de beaucoup de moyens. J’ai besoin de payer les 4 casters en CDI auxquels va bientôt s’ajouter une cinquième personne dédiée à l’évènementiel. Le plus important pour moi n’est pas de savoir combien je peux lever d’argent auprès d’investisseurs mais combien je peux faire rentrer de chiffre d’affaires dans les caisses en fidélisant des partenaires.

TopAchat est votre premier sponsor. En cherches-tu d’autres ?

J’avais initialement prévu d’avoir notre premier partenaire en mai. Nous sommes en avance sur ce calendrier… Nous avons la chance d’avoir un partenaire comme TopAchat qui nous fait confiance alors même que nous ne sommes qu’au début de l’aventure. En ce moment, je fais un rendez-vous par jour avec des partenaires potentiels… Qui sait, peut-être pourrons nous avoir cette année les ambitions que nous avions initialement prévues pour 2018 !

Tu pars sur HS et SC2, des jeux à forte communauté en France…

L’idée est de partir sur une formule qui a fait ses preuves : un collectif HS esports  associé à une Web TV. Mon objectif est de durer et de démontrer qu’on est hyper actif pour attirer des sponsors et partenaires à travers les évènements.

Je veux que nos premiers partenaires soient tellement satisfaits qu’ils nous suivent sur d’autres jeux.

Es-tu surpris de l’engouement autour d’ArmaTeam ?

Aujourd’hui les choses se passent très bien. Je remercie tous ceux qui ont suivi. On a plus de 2000 abonnés sur Twitch, plus de 20 000 followers sur Twitter et lors de notre annonce en direct sur Twitch, on a réalisé un pic à plus de 20 000 viewers. De plus, Il se trouve que l’esports est en train de devenir mainstream et que notre projet bénéficie d’une grande bienveillance d’autres acteurs et partenaires de l’esports.

Cela prouve-t-il selon toi qu’il reste de la place pour des indépendants à l’heure de l’arrivée d’investisseurs dans l’esports ?

Désormais, deux systèmes cohabitent : les investisseurs d’un côté et l’esports des joueurs de l’autre. Et pour réussir, il faut selon moi disposer de joueurs à la mentalité d’entrepreneurs et bien sûr une communauté. La qualité de notre démarrage est liée à la confiance qu’on a dans ma manière de gérer et la confiance dans la qualité de Torlk et Marmotte. Je parlerai de victoire si dans 6 mois on est encore dans les mêmes locaux à parler du futur de AT…

Tu mises beaucoup sur la Web TV ?

Oui cela fait partie des trois piliers de la réussite future d’ArmaTeam. De plus, la web TV permet de générer des revenus pendant que les joueurs s’entrainent. C’est tout bénéfice. Enfin, ta web TV peut acquérir du contenu des compétitions auxquelles participent les joueurs. Enfin, si tu as une web TV qui rencontre le succès, c’est plus facile de créer un évènement qui fait de l’audience. CQFD…

Quel est ton avis sur l’esports à la TV ?

Il existe beaucoup de passerelles entre la TV et l’esports. Il y’a beaucoup de sens qu’un media généraliste puissant investisse dans l esports en s’associant soit avec une web tv soit un club.

Quels jeux suis-tu particulièrement ?

Overwatch. Les audiences augmentent et l’Overwatch league est poussée par Blizzard.

CS :GO car même si beaucoup de partenaires ne veulent pas investir, la communauté est énorme et la scène est hyper pro.

Fifa est mon coup de cœur de cette fin d’année. C’était un jeu très à la marge avec un éditeur peu présent. Mais FUT a changé la donne. EA pousse et c’est plus captivant. Il y’a un côté tactique et la league hebdomadaire pousse la communauté.

Enfin, j’attends une annonce de Warcraft 4 !